Faut-il attendre la baisse des prix pour acheter un bien immobilier en 2026 ?

Publié le 30 janvier 2026

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Lorsqu’on se lance dans un projet immobilier, une question revient presque systématiquement : faut-il attendre une baisse des prix pour acheter, ou est-ce le bon moment pour se décider ? En 2026, cette interrogation est plus que légitime. Après plusieurs années marquées par de fortes évolutions — hausse rapide des taux, ralentissement des ventes, ajustements des prix — le marché immobilier entre dans une nouvelle phase, plus équilibrée, mais aussi plus exigeante pour les acquéreurs.

Acheter un bien immobilier en 2026 ou attendre dépend avant tout du contexte, mais surtout de votre situation personnelle et de votre projet de vie. L’objectif de cet article est de vous donner des repères concrets, basés sur les données les plus récentes, pour vous aider à prendre une décision éclairée.

Comprendre le marché immobilier en 2026


Après deux années difficiles, l’achat d’une maison ou d’un appartement dans l’ancien montre des signes d’amélioration. À la fin de l’année 2025, le volume de transactions cumulées sur douze mois atteint environ 945 000 ventes en France, soit une progression annuelle proche de 12 % (source : Notaires de France).

Cette reprise est encourageante, mais elle doit être relativisée. Les volumes restent sensiblement inférieurs d’environ 25 % au niveau record atteint à l’été 2021, période durant laquelle les conditions de financement étaient exceptionnellement favorables. Autrement dit, le marché ne connaît pas un redémarrage spectaculaire, mais plutôt un retour progressif à un rythme plus normal.

Pour les acheteurs, cela signifie que le marché immobilier en 2026 est à nouveau actif, sans être excessivement tendu. Les biens trouvent preneur, mais les délais de vente se sont allongés, ce qui laisse davantage de place à l’analyse, à la comparaison et à la négociation immobilière.

Des prix qui se stabilisent


Prenons d’abord l’exemple du marché immobilier à Nantes. L’évolution récente des prix traduit un ajustement progressif plutôt qu’un retournement brutal. Les dernières données disponibles indiquent une baisse de –1,1 % sur un an pour les appartements anciens à Nantes, tandis que les maisons anciennes affichent une stabilité des prix autour de 0 %.

Cette dynamique n’est pas propre à Nantes et s’observe, avec des intensités différentes, sur d’autres marchés de l’Ouest. Sur le segment de l’immobilier à Pornichet, l'ancien enregistre une baisse plus marquée, de l’ordre de –4 %, traduisant un ajustement plus sensible après plusieurs années de forte tension. Le prix des maisons et appartements aux Sables-d’Olonne restent globalement stables (+0 %), tandis que les logements à Vannes affichent une légère baisse d’environ –1 %. Ces évolutions confirment que le marché immobilier s’ajuste de manière localisée, sans mouvement généralisé de forte baisse.

À Nantes comme dans ces villes littorales ou attractives, cette réalité met en lumière une constante : les appartements, plus nombreux sur le marché et souvent plus sensibles aux conditions de financement d’un prêt immobilier, ont davantage ajusté leurs prix, notamment dans les secteurs où l’offre s’est renforcée. À l’inverse, les maisons anciennes, plus rares et toujours très recherchées par les familles, conservent des niveaux de prix globalement stables, soutenus par une demande structurelle.

Pour les acquéreurs qui s’intéressent aux prix de l’immobilier à Nantes et dans les villes voisines, cette situation ouvre des perspectives différentes selon le type de bien recherché. Les appartements anciens offrent aujourd’hui de véritables marges de négociation, en particulier lorsque le logement nécessite des travaux ou présente des caractéristiques moins recherchées. Sur le segment des maisons, la stabilité des prix incite davantage à raisonner en opportunité de bien qu’en attente d’une baisse franche.

Conseil pratique : pour réussir un projet immobilier à Nantes, à Pornichet, aux Sables-d’Olonne ou à Vannes, il est essentiel d’analyser finement le marché, ville par ville, quartier par quartier et par typologie de biens. C’est cette lecture locale du marché immobilier qui permet aujourd’hui d’acheter au juste prix et dans de bonnes conditions.

Un marché qui s’ajuste par la négociation immobilière


L’un des changements majeurs observés depuis 2024 concerne la manière dont le marché immobilier s’équilibre. L’ajustement ne se fait pas par un effondrement brutal des prix, mais par des mécanismes plus progressifs :

  • Des délais de vente plus longs,
  • Une négociation redevenue centrale,
  • Une sélection plus stricte des biens réellement attractifs.

De nombreux vendeurs ont revu leurs prétentions, parfois après plusieurs semaines ou mois de mise en vente. Pour les acheteurs, cela se traduit par des marges de discussion plus importantes, notamment sur :

  • Le prix affiché,
  • La prise en compte des travaux,
  • Les conditions et délais de la transaction.

Conseil aux acquéreurs : plutôt que d’attendre une baisse globale du marché, il est souvent plus efficace d’identifier les biens dont le prix peut être ajusté en fonction de leur état, de leur performance énergétique ou de la situation du vendeur.

Le crédit immobilier : un pilier essentiel du marché immobilier en 2026


Les conditions de financement jouent un rôle déterminant dans la décision d’achat. Sur ce point, la situation s’est nettement améliorée par rapport aux années précédentes.

En novembre 2025, la production mensuelle de crédits à l’habitat (hors renégociations immobilières) s’établit à 12,3 milliards d’euros, un niveau proche de la moyenne observée depuis 2010. Sur les onze premiers mois de 2025, la production progresse de 35 % par rapport à la même période en 2024, signe d’un retour progressif de la confiance.

Les taux d’intérêt en 2026, quant à eux, se stabilisent autour de 3,10 %. S’ils ne retrouvent pas les niveaux historiquement bas d’avant 2022, ils sont désormais intégrés par les ménages et permettent à de nombreux projets de redevenir finançables.

Conseil : avant de vous demander s’il faut attendre une évolution des prix immobiliers, commencez par sécuriser votre financement. Une capacité d’emprunt bien définie et un dossier solide sont souvent plus déterminants qu’une variation de quelques pourcents sur le prix d’achat.

Un marché désormais porté avant tout par les acquéreurs occupants


Le marché immobilier actuel est avant tout un marché d’utilisateurs, c’est-à-dire de ménages qui achètent pour se loger. Malgré un contexte économique et politique incertain, l’achat immobilier reste perçu comme un engagement structurant de long terme.

À l’inverse, l’investissement locatif privé demeure en retrait. L’instabilité réglementaire et fiscale, combinée aux contraintes liées à la performance énergétique des logements, freine les investisseurs. Cette situation renforce mécaniquement le rôle du parc existant et accentue la pression sur le marché de l’ancien, aussi bien à l’achat qu’à la location.

Pour les acquéreurs occupants, cela signifie moins de concurrence sur certains segments, mais aussi une responsabilité accrue dans le choix du bien, notamment en matière de performance énergétique avec la Loi Climat et Résilience ainsi que de qualité globale.

Le logement neuf en difficulté


Le marché du logement neuf reste durablement fragilisé. La faiblesse des autorisations de construire, la hausse des coûts de production, le durcissement des normes et l’attentisme des investisseurs pèsent fortement sur l’offre.

Cette situation a une conséquence directe : le parc immobilier ancien devient la principale alternative pour répondre aux besoins de logement. Cela limite mécaniquement les possibilités de baisse de prix généralisée et renforce l’importance de faire les bons choix dans l’existant.

Acheter maintenant ou attendre pour investir dans l’immobilier


Plutôt que de chercher à déterminer “le meilleur moment pour acheter”, il est plus pertinent de se poser les bonnes questions.

Acheter un bien immobilier en 2026 peut être cohérent si :

  • Votre projet est mûr et structuré,
  • Vous achetez pour y vivre sur le long terme,
  • Vous avez trouvé un bien qui correspond réellement à vos critères,
  • Votre financement est sécurisé,
  • Vous êtes primo-accédant et pouvez bénéficier d’aides.

Attendre pour acheter peut être pertinent si :

  • Votre projet manque encore de clarté,
  • Votre capacité d’emprunt est trop contrainte aujourd’hui,
  • Vous recherchez un bien avec travaux ou à fort potentiel d’amélioration,
  • Vous disposez d’une réelle flexibilité de calendrier.

Règle simple : plus votre projet est long terme, moins il est pertinent d’attendre une évolution hypothétique du marché. À l’inverse, plus vous êtes flexible, plus le temps peut jouer en votre faveur.

Conclusion : faut-il attendre la baisse des prix pour acheter en 2026 ?


En 2026, le marché immobilier évolue dans un équilibre plus sain, sans excès ni emballement. Les prix ne chutent pas, mais se stabilisent. Les taux se normalisent. La négociation redevient possible.

La question n’est donc pas « les prix vont-ils baisser ? » mais : « mon projet est-il cohérent aujourd’hui, compte tenu de ma situation et du marché local ? »

Acheter un bien immobilier reste une décision profondément personnelle. En étant bien informé, bien accompagné et bien préparé, il est tout à fait possible de concrétiser un projet pertinent sans attendre une hypothétique baisse généralisée des prix.

BRAS Immobilier, experts immobiliers dans tout le Grand Ouest


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