Nuisance sonore dans un immeuble : que faire et quels recours ?

Publié le 29 décembre 2025

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Vivre en immeuble collectif présente de nombreux avantages : proximité des services, entretien partagé, mutualisation des coûts. Mais le confort peut vite être perturbé par des nuisances sonores : bruits de voisinage, travaux, tapage nocturne. Heureusement, des solutions existent pour réagir efficacement et préserver votre tranquillité.

Ce guide vous explique, pas à pas, que faire si vous subissez des nuisances sonores dans un immeuble, que ce soit en tant que propriétaire ou locataire.

Comprendre les nuisances sonores en immeuble


Le bruit, lorsqu’il dépasse ce qui est raisonnable — par sa durée, son intensité ou sa répétition — constitue un trouble de voisinage. Selon l’article R.1334-31 du Code de la santé publique, “aucun bruit particulier ne doit porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme” (source : Plateforme Juridique).

En copropriété, le règlement de copropriété, voire un règlement intérieur, précise souvent des règles de bon voisinage : horaires autorisés pour les travaux, attentes en matière de respect du calme…

Les nuisances sonores répétitives type musique, déplacements, travaux et comportements quotidiens peuvent impacter le sommeil, la santé et la qualité de vie. À Nantes, il existe la Maison de la Tranquillité accompagne les habitants confrontés à ce type de troubles de voisinage, en fournissant conseils et médiation pour rétablir la sérénité dans leur cadre de vie.

1. Première étape : tenter le dialogue


Avant d’engager des démarches formelles, il conseillé de régler le problème à l’amiable.

  • Dans un premier temps : parlez calmement avec le voisin concerné. Souvent, il n’a pas conscience de l’impact sonore perçu. Expliquer votre gêne peut suffire à le sensibiliser.
  • Si la discussion directe ne suffit pas, vous pouvez envoyer un courrier simple décrivant les nuisances (dates, heures, types de bruit) — sans pression, mais en formalisant la demande.

Le but est de rétablir le dialogue, d’alerter sur la gêne subie, et d’envisager un compromis — qui peut suffire dans bien des cas.

2. Si la gêne persiste : formaliser la demande par écrit


Quand la nuisance est récurrente, il est conseillé de passer à une étape plus formelle :

  • Envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception (LRAR) à la personne concernée, lui demandant de faire cesser le bruit. Cette lettre constitue une mise en demeure.
  • Si vous êtes locataire, informer votre bailleur (ou le syndic), en lui demandant d’intervenir. Si vous êtes copropriétaire, solliciter directement le syndic.

Ce type de courrier montre que vous avez tenté une démarche amiable — une étape souvent requise avant toute action judiciaire.

3. Solliciter le syndic, le bailleur ou un médiateur


La gestion des nuisances sonores ne relève pas des attributions du syndic sauf si celles-ci causent un préjudice pour une majorité d’occupants de la copropriété.

Dans cette étape, plusieurs options sont possibles :

  • Demander au syndic (ou au bailleur) d’envoyer un rappel à l’ordre ou une mise en demeure à l’auteur des nuisances. Ce courrier, envoyé avec accusé de réception, fixe un délai pour remédier à la situation.
  • Si le règlement intérieur ou la copropriété prévoit des règles sur le bruit ou les horaires, le syndic peut rappeler ces règles et les obligations de chacun.
  • Si besoin, proposer une médiation ou une conciliation : la médiation est souvent un moyen efficace de résoudre un conflit de voisinage, avec un tiers neutre pour aider à trouver un accord.

La médiation ou l’intervention du syndic sont souvent des alternatives moins coûteuses et plus rapides que la justice et permettent de préserver les relations entre voisins.

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En copropriété, il est parfois difficile de localiser l’origine de la nuisance sonore. En échangeant avec ses voisins, vous mettrez fin, dans la très grande majorité des cas, aux désordres, tout en vous assurant de leur origine. C’est également la solution la plus rapide pour retrouver de la sérénité.

4. Collecter des preuves : un impératif si la nuisance perdure


Si la nuisance sonore continue malgré vos démarches amiables, il devient essentiel de constituer un dossier solide, avec preuves, pour que l’affaire soit prise au sérieux.

Voici ce que vous pouvez faire :

  • Tenir un journal des nuisances : noter les dates, heures, nature du bruit, durée, effets (sommeil interrompu, stress…).
  • Recueillir des témoignages de voisins également impactés — des voisins solidaires peuvent renforcer la crédibilité de votre dossier.
  • Envisager le recours à un huissier / commissaire de justice pour établir un constat — un procès-verbal officiel décrit le trouble, ce qui a une valeur juridique.
  • Si nécessaire, déposer une main courante ou une plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, notamment si le bruit constitue un tapage nocturne ou un trouble caractérisé.

Ces éléments (journal, constats, témoignages, courriers) forment un dossier sérieux, indispensable en cas de besoin d’action judiciaire ou de réclamation de dommages-intérêts.

5. Recours judiciaire quand l’action amiable et la médiation ne suffisent pas


Dans certains cas, la situation peut évoluer vers un véritable conflit entre copropriétaires. Quand aucune solution amiable ne fonctionne, le recours à la justice ou l’intervention collective du syndicat de copropriété peut être nécessaire pour faire cesser les nuisances et protéger les parties communes.

Selon la situation, plusieurs voies sont possibles :

  • Tribunal judiciaire (ou juge des contentieux de la protection), pour faire cesser le trouble, demander des dommages-intérêts, voire, dans certains cas, la résiliation du bail si le bruit provient d’un locataire.
  • En cas d’urgence ou de nuisance manifeste — tapage nocturne, travaux incessants, bruit insupportable — la procédure en référé peut permettre d’obtenir des mesures rapides (arrêt des travaux, isolation, etc.).
  • Dans le cas d’immeuble en copropriété, le syndicat des copropriétaires peut aussi agir collectivement si le trouble concerne plusieurs habitants ou les parties communes.

Attention : ces démarches judiciaires sont généralement longues, parfois coûteuses, et peuvent détériorer les relations de voisinage. Elles doivent rester un dernier recours, à envisager après avoir épuisé toutes les solutions amiables.

Prévenir les nuisances sonores : bonnes pratiques pour une cohabitation harmonieuse


Plutôt que d’attendre de subir les nuisances, il est souvent préférable de prévenir leur apparition. Quelques bonnes pratiques permettent d’améliorer la vie collective dans un immeuble :

  • Mettre en place ou mettre à jour un règlement intérieur ou un règlement de copropriété clair, définissant les horaires “calmes”, les règles de bon voisinage, l’utilisation des parties communes, les travaux autorisés.
  • À l’occasion de travaux ou d’activités potentiellement bruyantes : informer à l’avance les voisins, communiquer les dates et horaires, s’assurer que le bruit restera raisonnable.
  • Encourager le dialogue régulier entre copropriétaires ou locataires — la transparence et l’échange évitent bien des malentendus.
  • Si possible, améliorer l’isolation phonique (sols, plafonds, cloisons…), notamment dans les immeubles anciens ou à l’acoustique fragile, pour limiter les bruits aériens ou d’impact.

Adopter ces réflexes dès le début — ou dès un emménagement — contribue à un cadre de vie serein pour tous.

Ce qu’il faut retenir sur les nuisance sonore dans un immeuble


Nuisances sonores, tapage nocturne, bruits répétés : vivre en immeuble ne signifie pas subir. Avec du bon sens, du dialogue, et une connaissance du cadre légal, il est souvent possible de résoudre le problème sans passer par la justice.

Mais si malgré vos démarches, la nuisance persiste, vous avez des droits — droit à la sécurité, droit à la tranquillité, droit à un logement sain. Ce guide vous donne les clés pour agir de manière proportionnée et efficace, en tant que locataire, copropriétaire ou simple voisin.

N’attendez pas que le problème empire : prenez les devants, documentez la gêne, alertez, échangez, et si nécessaire — protégez vos droits.

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